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13 Jan 22

Bienvenue sur « Le Cinéma est partout « 

minutes de lecture 

Pour le numéro zéro de ce podcast, il me semblait intéressant d’expliquer sa genèse, dans quoi il s’inscrit, et d’expliquer ses lignes éditoriales.

Commençons par la genèse.

Il y a quelques mois, nous réfléchissions avec quelques collègues à la manière dont on pourrait à nouveau créer des communautés cinéphiles; Comment refaire un ou des médias cinéphiliques dans le monde d’aujourd’hui. On vit dans un paysage où les goûts sont beaucoup plus éparpillés, où le discours est éclaté, et où la critique classique, pontifiante, un peu surplombante, voire carrément plombante, n’a plus vraiment sa place.

Le pari qu’on faisait, c’est de se dire que le discours cinéphile pouvait, et même devait être renouvelé. On s’est donc lancé dans un projet ouvert, de media multiplateformes qui s’appelle Rangée Centrale.

La première tentative a été de créer de courtes vidéos de critiques fictionnalisées, à diffuser sur Youtube. On en a produit deux, que vous pouvez voir sur la chaîne Youtube Rangée Centrale. Mais il s’est vite avéré que nos ambitions étaient trop grandes. Les vidéos trop scénarisées, trop léchées. Elles nous prennent trop de temps, et nous demande de gros efforts de coordination, pour en produire de manière régulière et à un rythme suffisamment soutenu.

Un deuxième projet en cours est un podcast d’analyse de films sous l’angle du féminisme. Mais ce projet est, lui aussi, pris dans les méandres du travail collectif.

D’où l’idée de ce podcast. Une forme courte, environ 5 minutes. un format plus intime, individuel, qui me permettra je l’espère, de rester régulier. Comme toutes les autres formules sous la bannière Rangée Centrale, c’est encore un prototype, qui évoluera au film du temps.

Venons-en à la ligne éditoriale.

Le cinéma est partout ne sera pas un podcast de critiques de cinéma. je n’en ai ni l’envie, ni même le temps. Par la force des choses, mais aussi par goût, je suis aujourd’hui détaché de l’actualité pure du cinéma. Je n’esssaie plus de voir tous les films au moment de leur sortie. Et je considère, personnelement, la critique comme un exercice un peu vain, et vaniteux. même si j’ai énormément de respect pour un grand nombre de ceux qui la pratiquent.

Mais alors, de quoi parlera-t-on ici? Des transformations du cinéma, de comment il évolue, en tant que forme artistique, en tant qu’industrie, en tant qu’expérience collective.

Depuis que je m’intéresse au cinéma, depuis le début des années 90, j’ai toujours entendu cette même prédiction : le cinéma est mort. Cela fait trente ans que le cinéma meurt, et cela faisait déjà 30 ans avant cela qu’on parlait de la mort du cinéma.

Mon point de vue, ici, c’est que le cinéma a de tout temps été en crise. Le mot crise pris ici dans son sens originel de transformation. Le cinéma se transforme en permanence, et il s’infuse dans toutes les formes de création qui le suivent. Le cinéma est partout. un peu comme l’empire Romain qui continuait à exister dans l’esprit de tout le monde alors que Rome était tombée.

Ce podcast, c’est aussi un prolongement de mon blog, que je tiens de manière très irrégulière depuis près de 3 ans. Un blog sur la promotion du cinéma, qui se permet assez régulièrement des incursions dans l’analyse ou dans la prospective. C’est ce que je ferai plus régulièrement ici.

Chaque semaine, je traiterai d’un sujet, de l’actualité ou non, qui me semble démontrer à quel point le cinéma est un art vivant, parce que flexible, évolutif, changeant. Malgré tous les discours passéistes, alarmistes, râleurs.

J’espère arriver à vous faire partager ce point de vue.

A la semaine prochaine.


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