fbpx
Facebook

Facebook n’est pas (vraiment) votre ami

Si vous vous lancez dans la communication en ligne, vous êtes sans doute tenté d’aller vers la facilité. Quoi de plus simple que de se créer une page sur Facebook, Instagram ou tout autre réseau social à la mode ? Tout le monde y est de nos jours. Il n’y a plus besoin de se créer sa propre page web.

Sauf que c’est une erreur. Et je vais vous expliquer pourquoi avec l’exemple du plus grand d’entre eux : Facebook.

Le modèle de Facebook ne vous sert pas

Avant d’être un réseau social, Facebook est une entreprise. C’est même l’une des plus riches du monde, avec un chiffre d’affaire qui dépasse les 50 milliards de dollars.

Comment fait-elle ? C’est simple : elle vend de la pub.

Si vous avez déjà une page professionnelle sur le réseau de Mark Zuckerberg, vous êtes bombardé de notifications vous invitant à booster vos publications.

Mais cela ne se limite pas à ça. Son algorithme fait constamment baisser la diffusion des posts issus de comptes professionnels. Les analyses indiquent que le pourcentage d’abonnés à une page qui voient effectivement un post dans leur fil, soit le reach, est passé en-dessous des 2%, contre 16% en 2012 et 5% en 2015. 

Pourquoi ? Facebook donne trois raisons pour expliquer cette chute.

1. le nombre total de publications a explosé.

Avec 2 milliards d’inscrits et 1 milliard d’utilisateurs actifs quotidiens, Facebook est de loin le réseau social le plus populaire. D’autre part, le nombre d’amis et de pages likées de chaque utilisateur augmente lui aussi avec le temps. Pour ne pas saturer les fils d’actualités, l’algorithme doit faire des choix plus drastiques.

2. les utilisateurs voient trop de posts promotionnels.

Pour y remédier, Facebook privilégie les messages qui provoquent des interactions authentiques. Les commentaires plutôt que les likes par exemple.

3. l'influence extérieure.

En réaction à différents scandales, les messages des relations personnelles sont plus mis en avant depuis janvier 2018, au détriment des pages.

En conséquence, s’il y a encore moyen de faire apparaître vos messages de manière organique chez ceux qui vous suivent, la solution la plus efficace est de passer à la caisse.

Reste la possibilité de se rabattre sur un autre réseau de la firme, comme Instagram. Sauf qu’Instagram est en train de suivre la même voie. Il compte aujourd’hui un milliard d’abonnés, dont la moitié sont actifs quotidiennement.

Le réseau visuel de la marque au logo bleu est encore un eldorado pour les marketeurs, mais pour combien de temps ?

Ce qui se passe sur Facebook reste sur Facebook

Plus important à mon avis : ce que vous publiez sur Facebook ne vous appartient pas ! Eh oui, vous n’êtes qu’un invité sur le terrain de Mark Zuckerberg. Et c’est donc lui qui fixe les règles.

Si ça ne vous est pas arrivé personnellement, vous avez déjà pu voir des amis se plaindre que leur publication a été effacée ou, pire, que leur compte a été suspendu.

Vous vous dites qu’il n’y a qu’à suivre les standards de la communauté ? Certes, mais que se passera-t-il quand ils changeront ? 

Depuis quelques mois, Facebook ferme carrément des comptes, liée selon elle à de la propagande politique. Selon quels critères ? Eux seuls le savent.

En fait, il faut voir Facebook un peu comme un média traditionnel, mettons un journal. Vous pouvez apparaître dans le courrier des lecteurs. Avec un peu chance, on vous donnera une tribune, voire un éditorial. Mais si vous voulez vraiment être vu dans ses pages, il n’y a qu’une seule solution : la publicité. Quoi qu’il arrive, si vous ne correspondez pas à leur ligne éditoriale, c’est la porte de sortie presque assurée.

Et si Facebook disparaissait ?

Imaginez que demain, Facebook ferme ses serveurs. Tout ce que vous y avez créé, partagé, tous les contacts que vous y avez noué disparaissent avec lui. Du jour au lendemain.

Impossible ? Pas forcément. Comme tous les géants, la société a des pieds d’argile. Elle peut-être attaquée pour abus de position dominante, pour des accusations d’ordre politique comme ça été le cas avec le scandale Cambridge Analytica. Elle peut subir une attaque de grande ampleur. Ou tout simplement se faire supplanter par un concurrent.

Est-ce si difficile à imaginer ? Vous vous souvenez de MySpace ? C’était la première star des réseaux sociaux, avec un pic à plus de 200 millions d’utilisateurs. Le site existe encore, mais il est fantomatique. Et en mars 2019, il a été forcé d’admettre que tout le contenu publié avant 2016 avait purement et simplement été effacé.

On pourrait aussi parler de Google +, qui disposait pourtant de la force de frappe de plus grand moteur de recherche du monde. Ou de TikTok, Vine, Copains d’avant. En fait, le cimetière des réseaux sociaux commence à bien se remplir…

Alors, faut-il quitter les réseaux sociaux ?

Évidemment, non. C’est bien là que les conversations se passent. C’est là que vous pouvez échanger le plus facilement avec vos (futurs) clients. La plupart les utiliseront d’ailleurs en priorité pour entrer en contact avec vous.

Mais s’en servir comme unique canal de communication est une fausse bonne idée. Vous lier à un tiers qui a sa propre stratégie vous met en situation de dépendance. Si vous voulez garder le contrôle de votre communication, construisez d’abord un média qui vous appartient : un site et une liste d’emails.

Cela vous met dans une situation nettement plus saine. Vous considérerez alors vos comptes sociaux non plus comme vos canaux de communication mais comme des outils de promotion. Et vous aurez à tout moment la possibilité de modifier votre stratégie en fonction des circonstances.

Pour garder votre liberté d’action, soyez votre propre propriétaire. Sur internet, ce n’est pas beaucoup plus cher, ni très compliqué.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Rejoignez la communauté

Inscrivez-vous à la newsletter d'Alors, Raconte !